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Quelle cheville choisir selon le mur ?

Une cheville mal choisie implique un tableau qui tombe. En effet, toutes les chevilles ne se valent pas. Et chaque type de mur impose sa propre solution. Béton, brique creuse, plaque de plâtre ou béton cellulaire : le support détermine tout. Voici comment choisir la bonne cheville et la poser correctement.

Identifier le type de mur avant tout

La première étape consiste à identifier la nature du mur. En effet, une cheville adaptée à du béton sera totalement inefficace dans une cloison creuse. Trois grandes familles de matériaux existent.

D’abord les matériaux pleins et durs : béton, brique pleine, pierre naturelle et parpaing plein. En effet, ces supports offrent une excellente résistance à l’arrachement. Ils acceptent des charges lourdes et permettent des fixations solides avec des chevilles universelles ou à expansion. Vous avez toutes les informations dans un magasin de bricolage autour de moi.

Puis les matériaux creux : brique creuse, parpaing creux, plaque de plâtre simple ou alvéolée. En effet, leurs parois minces et leurs vides intérieurs rendent les chevilles classiques inutilisables. Il faut impérativement des chevilles à bascule ou à expansion qui se déploient derrière la paroi pour assurer la tenue.

Enfin les matériaux friables : béton cellulaire, carreau de plâtre, pierre reconstituée, torchis et pisé. En effet, ces matériaux poreux et tendres s’effritent facilement. Ils nécessitent des chevilles spécifiques longues à pas large, conçues pour mordre dans un support peu résistant.

Choisir le bon diamètre et la bonne longueur

Une fois le matériau identifié, deux dimensions entrent en jeu. D’abord le diamètre, qui dépend directement du poids à supporter. En effet, plus la charge est lourde, plus le diamètre doit être grand. Pensez à additionner le poids de l’objet fixé et celui de son contenu : une étagère vide ne pèse pas le même poids qu’une étagère chargée de livres.

Puis la longueur, qui dépend de l’épaisseur du support. En effet, plus l’ancrage est profond, plus la fixation est résistante. Ainsi dans le diamètre imposé par la charge, choisissez toujours la longueur la plus grande disponible. Cela augmente significativement la sécurité de la fixation.

Aussi sachez que le diamètre de la mèche de perçage correspond dans la grande majorité des cas au diamètre de la cheville. Pas besoin de calcul compliqué : si vous utilisez une cheville de 8 mm, percez avec une mèche de 8 mm.

Percer et poser la cheville correctement

Une bonne fixation commence par un traçage soigné. D’abord, utilisez un crayon, un niveau et un fil à plomb pour marquer précisément l’emplacement des trous. En effet, un traçage bâclé compromet toute l’installation, même avec les meilleures chevilles du monde.

Puis choisissez le bon mode de perçage selon le matériau. Pour les matériaux pleins et durs comme le béton, utilisez la percussion ou un perforateur. Pour les matériaux creux et tendres comme la plaque de plâtre ou le béton cellulaire, percez uniquement en rotation. En effet, la percussion ferait éclater les parois et agrandirait le trou de façon incontrôlée.

Ensuite, percez un trou légèrement plus long que la cheville. Cela garantit que la cheville s’insère entièrement sans forcer sur le fond. Puis insérez la cheville en la poussant à la main ou en tapant doucement avec un marteau.

Enfin, serrez la vis avec précision. En effet, un serrage insuffisant n’enclenche pas le mécanisme d’ancrage et la fixation reste fragile. Un serrage excessif déchiquète la cheville et la rend inutilisable. Pour les chevilles métalliques de fixation lourde, référez-vous toujours aux consignes du fabricant.

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