Pourquoi gagner en échappée reste très difficile sur le Tour de France ?

En 1991, Thierry Marie s’impose à l’arrivée de l’étape Arras Le Havre après une échappée de 234 km ! Aussi les longues échappées victorieuses ont marqué l’histoire du Tour de France de la plus belle manière qui soit. Mais un triste scénario prend bien souvent le dessus pour les échappées.

Seulement 30% des victoires d’étape en échappée

Une échappée constitue un petit groupe de coureurs décidés à faire la course en tête. Mais ce petit groupe finit très souvent par se faire rattraper. En effet lors de ces 5 dernières années, la proportion d’échappées dans les victoires d’étape représente 30%. Cela implique que 70% des victoires ont lieu au sprint ! Aussi la part faite aux baroudeurs reste bien modeste. Mais ce chiffre cache une autre statistique encore plus cruelle. En effet bien peu des échappées franchissent la ligne d’arrivée en premier. Gagner en échappée reste d’autant plus prestigieux quand on mesure pleinement la difficulté que cela représente.

L’air empêche de gagner en échappée

Si les échappées échouent autant, cela ne signifie pas que ces coureurs courageux ont moins de qualités physiques que ceux qui restent dans le peloton. Aussi il faut comprendre comment les coureurs du Tour de France font du vélo vite et pendant longtemps. Pour cela, intéressons-nous à l’air. L’air exerce une pression sur nous. Plus nous nous déplaçons vite, plus cette force augmente. A 45 km/h, la résistance de l’air freine considérablement les coureurs. Mais il existe une zone d’aspiration derrière les coureurs où l’effort des coureurs diminue de près de 40% ! Aussi les coureurs doivent prendre des relais pour espérer gagner en échappée et lutter à arme égale avec le peloton. Ainsi plus l’échappée comporte des coureurs moins ceux-ci se fatiguent. Et ainsi il apparait plus probable de gagner en échappée.

Comment obtenir un bon de sortie du peloton ?

Mark CavendishIl y a plusieurs courses dans la course lors du Tour de France. En effet toutes les équipes ne visent le maillot jaune. Aussi si dans une étape les sprinters ne s’intéressent pas à la victoire d’étape, gagner en échappée devient possible. Il faut surtout que personne n’apparaisse dangereux pour le classement général dans le groupe de tête. On appelle étape de transition ce type d’étape. En montagne l’influence de l’air diminue fortement. En effet le dénivelé représente alors le principal ennemi du cycliste ! C’est pour cette raison que 50% des étapes de montagne connaissent un vainqueur échappé.

Si vous aussi vous souhaitez vous échapper dans une course amateur, avez-vous notre article sur les avantages des roues carbone ainsi que notre article sur les astuces pour améliorer sa récupération ?

Enfin vous trouverez dans ce guide le vélociste le plus proche de chez vous.

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Crédit photos : , Andreas Just, et
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Auteur : Marco

Marco fait partie de l'équipe de téléphone depuis ses débuts en 2015. Passionné de sport, il aime aussi les bons restos et les sorties entre ami.